Montée de Sève (OGX, G. Armani & Urban Decay)

Dimanche à deux et Paris rien que pour nous (et pour les touristes, cela va de soi). Cap sur Montmartre, ses ruelles pavées, ses vieilles maisons à colombages envahies par les glycines et les chèvrefeuilles, ses tours Eiffel en plastique et ses artistes gouailleurs.

Mais avant, je me pomponne, je me chouchoute et je réponds à une envie folle de faire le point sur mes cheveux. Oui, Messieurs-Dames, ça me prend comme ça, d’une minute à l’autre, mais ça me prend surtout quand j’ai du temps pour moi. La vie est belle, c’est l’été et tout à l’heure Monsieur Curves m’emmène bruncher sous les arbres à « l’Hôtel Particulier »… Rien ne presse… Zen…

Je retrouve pour l’occasion ma fidèle, adorable et incroyablement efficace Lucille qui n’a pas servi depuis des mois. C’est chouette. J’entretiens une relation particulière avec un engin électrique à picots rafistolé avec du scotch… l’amour vache. Mais l’amour quand même malgré ce long break. Madame Curves a les cheveux bouclés maintenant, ouais, mais Dieu que c’est bon de retrouver ma tête d’avant pour une toute petite journée ! La sensation, le look, tout me plaît même si la coupe reste plus adaptée aux boucles qu’à une coiffure lisse. C’est imparfait mais le plaisir des doigts qui glissent dans la chevelure, la forme du visage qui se redessine, la caresse dans mon dos, tout me plaît.

Le brushing ne me prend qu’une dizaine de minutes tout au plus. J’ai de la chance, j’ai des cheveux qui se prêtent à toutes mes lubies ; lisses un jour, bouclés le lendemain, ils coopèrent facilement et je le leur rends bien avec des produits hydratants et nourrissants. Après-shampoings, masques, huiles et cette crème Maui qui sent si bon et qui aide à redessiner les boucles, ils ne manquent de rien. Même avec Lucille, je veille à ce que la température ne soit pas trop élevée. J’y vais gentiment. Je termine par appliquer une touche d’Huile Légère à la Kératine – OGX pour nourrir les pointes et apporter un peu de brillance et le tour est joué. J’adore !

Entre la photo de gauche et celle de droite, près d’une année s’est écoulée au cours de laquelle je suis allée faire 3 ou 4 coupes. Pour entretenir mon carré d’abord, puis pour favoriser la pousse et redonner volume et boucles à mes cheveux. Mon objectif, c’est de les laisser pousser et « voir » ce que ça donne. Je ne sais pas s’il s’agit ou pas d’une manifestation quelconque de la crise de la quarantaine mais je me suis mis dans l’idée que je n’avais pas eu les cheveux très longs depuis la fin de la maternelle et qu’il serait symbolique, instructif, intéressant (welcome to nevrose land) de les avoir à nouveau à mon âge. Entre les deux photos les plus à droite, une toute petite semaine. C’est presque perturbant.

Ce qui se passe avec les cheveux est un peu plus complexe qu’une simple question de look. Un truc qui tient de la revendication ou de l’affirmation de soi, de la sensualité, du mouvement… Ma relation à mes cheveux change du tout au tout selon ma manière de les coiffer. Quand on a passé 20 minutes à redessiner ses boucles, on n’y touche plus pour ne pas les casser. Quand on a lissé ses cheveux, on joue avec tout le temps. Il y a plus de sensualité dans mon rapport aux cheveux lisses et plus de contrôle lorsque je les ai laissés boucler. La semaine dernière, avec mes cheveux au naturel, un homme a insisté par 3 fois pour me dire que j’étais d’origine arabe. Pour ce que je sais de mes origines, ce n’est pas le cas. Mais peu importe si c’est vrai ou pas, j’aime cette impression de dualité et j’aime le choix qu’elle me laisse d’endosser, un peu, une personnalité plutôt qu’une autre. Plus simple, plus espiègle, plus lisse, plus sophistiquée… tout s’accorde, se mélange, se construit. Jusqu’au maquillage.

Avec cette petite robe japonisante satinée et un maquillage un peu punchy (mais absolument pas estival), je me plais à imaginer ce que cela donnera d’ici une autre année. En tout cas, ici et maintenant, j’aime beaucoup. En route pour Montmartre, cheveux aux vents, j’ai l’impression de porter un masque et de me retrouver en même temps. Vraiment chouette !

Il va faire 30 degrés ce dimanche et j’ai choisi de me lancer dans un smoky ultra foncé avec ce fard-crème ‘Eye Tint – Georgio Armani en teinte « Obsidian », un anthracite qui flirte avec le bleu marine. Il est parfait pour les gros pulls, les feux de bois et les soirées d’hiver, nettement moins pour les balades estivales et les robes légères. Mais je m’en moque, je m’amuse et cette chaude journée est l’occasion parfaite pour mettre la tenue de cette petite merveille à rude épreuve. Et il s’en sort pas mal au fil des heures.

Pour l’application en revanche, prudence. La couleur est assez casse-gueule mais on y arrive avec de bons pinceaux un peu fermes. On applique, on floute et on recommence. En soirée, préférer un pinceau plat pour poser la couleur mais travailler le teint à mort avec un fond de teint longue tenue avant pour que le rendu soit irréprochable et qu’il tienne. Téméraires et enthousiastes, attention à construire petit à petit la couleur en ajoutant la matière peu à peu pour éviter le dérapage panda.

Pour les lèvres, une petite touche de Naked Ultra Nourishing Lipgloss – Urban Decay en teinte « Sesso » vient finir le look en apportant un peu de brillance. J’adore sa tenue et son confort et, miracle, on sent bien ses propriétés nourrissantes là où beaucoup se contentent de coller aux lèvres. Et sa couleur s’adapte avec tout. Un must-have pour celles qui cherchent du confort, un joli rendu et une teinte qui supporte les fards extravagants. Je l’adore mais Urban Decay l’a discontinué malheureusement. Si je devais lui trouver un remplaçant, j’irais fouiner dans cette même gamme parce que j’aime la texture, la tenue et la fiabilité de ce gloss qui ne file pas, brille sans trop en faire et laisse les lèvres douces.

Le reste du maquillage correspond à mon travail du teint habituel. Inutile que je m’attarde sur le coup de main et sur les produits que j’utilise. Toutes mes petites habitudes sont décrites ici.

« L’Hôtel Particulier » se trouve dans une allée un peu secrète de Montmartre. Loin de l’effervescence de la Place du Tertre, au milieu des maisons cossues et fleuries, on y accède en empruntant un chemin pavé, en retrait de la rue. Le cadre est parfait pour un dimanche à la campagne sans quitter la capitale. Sous les arbres, nous profitons de la tiédeur et de cette ambiance tropicale. La décoration évoque l’Amérique du Sud et les soirées où s’enlacent les danceurs de tango.

Le brunch n’est pas parfait mais l’ambiance vaut largement la peine avec cette lumière particulière, entre l’ombre, l’or et le velours des fauteuils à l’intérieur du jardin d’hiver. On se croirait ailleurs, loin, à l’abri des regards et du tumulte de la ville. Plus tard, une balade près du Sacré Cœur nous ramène à Paris et nous flânons au milieu des touristes et des vendeurs à la sauvette. En silence, nous regardons les coupoles blanches sur ce ciel bleu parfait et embrassons Paris tout entier du haut des marches. Derrière mon loup avec cet Eye Tint – Georgio Armani, j’ai le plaisir de faire durer l’exotisme et la fête. Le fard a bien tenu, jusqu’en fin d’après-midi, à l’heure où la lumière s’étire entre les arbres et se déverse dans les rues pavées de la Butte Montmartre… L’heure de rentrer et de quitter Paris, Copacabana, Rio… Olé, Madame Curves !

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