Madame Curves à L.A. (Mango Violeta, H&M, Birkenstock + VIDEO)

J’envie les organisées, les structurées, les constantes… tenir la route et ranger chaque petite chose à sa place n’est pas dans ma nature. Quand on s’appelle Madame Curves, cela dit, on n’est pas faite pour le carré et le cordeau. Nous on aime les zigzags, les courbes, les virages et les circonvolutions. Et la procrastination aussi.

Mais vous m’avez manqué, ça c’est sûr. Même en vacances au soleil, j’ai eu de grosses pensées pour vous et j’ai songé à glaner des images à vous rapporter de mon voyage. Mais me voilà avec des heures de rush sur les bras sans savoir par quel bout commencer. J’ai tant à raconter que je multiplie les essais. Je jette à tour de bras les petits films accumulés au fil des jours. J’ai envie de tout dire, de tout partager. Les petits moments, les balades, les kilomètres avalés sur la ville et le désert, la plage, le vent, le sel, les motels et par dessus tout, la lumière dorée partout. Mais focus, Madame Curves, focus !

20 Kilos

Commençons par le début : la valise. Pour ceux qui n’ont pas tout suivi de ces derniers mois, abonnez-vous et vous serez informé.e de toutes les nouvelles publications de Madame Curves. C’est facile, il suffit de cliquer sur bouton rose et zou ! Si vous n’avez pas suivi (bis), cet été, destination Los Angeles pour un voyage moitié road trip, moitié Air BnB. Une petite maison et une petite New Beettle décapotable jaune nous attendent… Plein de questions me taraudent avant de partir sur la taille du coffre ; pas question cette fois de me passer du luxe ultime d’un bagage de 20 kg en soute. (Oui, je me remets à peine de mon traumatisme marocain de l’année dernière.)

Carte

L’itinéraire prévoit de la plage, du désert, des restaurants glacials qui poussent la clim à fond, plein de soleil et beaucoup de vent. J’emporte une veste en jean qui va avec tout, deux paires de lunettes de soleil pour varier les styles (20 kilos je vous dis), et deux paires de sandales (je n’en aurai utilisé qu’une seule au final mais le plaisir d’avoir le choix, ça n’a pas de prix. Je vois quelques messieurs bondir là-bas, mais nous les filles, on se comprend, pas vrai ?).

Petites Robes Mango Violeta

Dans ma valise, pour la première fois, des petites robes d’été (piochées chez Mango Violeta, évidemment). Habituellement, je suis plutôt jean/T-shirt et quelques robes en lin mais cette fois, les décolletés, les bretelles que l’on noue joliment sur l’épaule, les tissus plus fluides et plus filles m’appellent. Je pars à Los Angeles, je cours, je vole, à moi le soleil, le glamour et le confort du bitume au sable fin.

Cette première petite robe noire a ma préférence. Facile à porter avec des sandales hautes ou mes Birkenstock monastiques, des boucles d’oreilles et un maquillage léger et le tour est joué. Le tissu est fluide et doux, hyper confortable et grâce aux bretelles à nouer, on peut opter pour un décolleté plus ou moins sage. Quand on fait un 105F, c’est plus qu’appréciable ; pas besoin d’y penser constamment au cours de la journée et quelle joie incomparable que de pouvoir ramasser ses clefs sans risquer un scandale. Et elle a des poches !!!! C’est à mon avis le détail qui tue. J’aime les modèles entre deux. Un peu chic, un peu pratique, avec le charme ultime de ne coûter que 24,99€. Génial.

C’est le genre de modèle qu’on accessoirise à mort pour prendre la pose au bord de la piscine mais qui permet de fourrer le tip à remettre au garçon qui vient vous apporter votre cocktail. Attendez jeune homme, voilà pour vous.

Euh… on est bien d’accord que cette description relève du fantasme. Point de piscine de luxe, point de serveur à qui dire « jeune homme », point d’attitude condescendante, même en se la jouant James Bond Girl + Size. Cette petite robe noire a vu Madame Curves à la station service, acheter des légumes, marcher sur la plage et regarder la finale de la Coupe du Monde de foot. Basta et c’est parfait comme ça.

Bon, où en étais-je dans les clichés ?

Ce second modèle beige à fines rayures est un petit peu plus audacieux avec son nœud sur le décolleté. On sert et on dessert selon l’opulence de sa poitrine mais le résultat nécessite quoi qu’il arrive qu’on l’assume parce qu’il ne passe pas inaperçu. La matière est plus sèche que le coton de la robe noire et, à chaque fois au moment de la passer, j’ai l’impression que je vais avoir très chaud et la trouver inconfortable. Au prix de 59,99€, suer devant le Pacifique serait franchement contrariant et donnerait un coup fatal à mon fantasme californien. Mais pas de regret, elle n’est ni l’un ni l’autre. Finalement, elle se fait vite oublier et elle virevolte élégamment à la moindre petite brise. Et, j’adore, elle a aussi des poches pour une démarche nonchalante sur Sunset Boulevard. Hein ? Quoi ? Léonardo Di Caprio ?! Désolée, je suis occupée… Peut-être plus tard…

Capeline H&M

L’occasion pour moi aussi de vous présenter THE capeline H&M, achetée en solde 6,50 € (au lieu de 14,99€) juste avant de m’envoler pour la Californie. Un indispensable pour toutes celles qui envisagent la décapotable sans vouloir brûler. Je n’ai pas été méfiante, je l’ai prise un peu grande et c’est pour cette raison que j’ai fini par l’abandonner sur la banquette arrière à quelques jours de la fin de notre séjour. La sanction a été quasi immédiate sur mon décolleté et mon nez. Cramée.

Je la reporterai avec plaisir, même si dans les faits, elle est carrément grande. A Disneyland, Venice, Santa Barbara, partout, j’avais le chapeau le plus imposant du quartier (et la désapprobation discrète et respectueuse de Monsieur Curves). Mais les regards n’étaient pas braqués sur moi pour autant ; elle convenait à ma stature, et peinait à rivaliser avec les centaines d’oreilles de Minnie, les bobs, les casquettes et autres couvre-chefs tous plus spaces les uns que les autres que nous avons croisés.

Je l’aime enfin pour une raison un peu plus personnelle ; elle a été dénichée par ma copine pendant une séance shopping super chouette qui aura très largement contribué à compléter ma valise de vacances. Soins, maquillage, chapeau et ondes positives, ça fait un bien fou. Pas touche à ma capeline, donc ; je la garde. Pour longtemps.

Le vert est devenu au fil du temps ma couleur préférée ; elle m’apaise. Je la trouve chic et rock n’roll. Pas aussi convenue que le bleu, pas aussi faussement insolente que le rouge, pas nunuche, pas trash… et voilà, encore une description par la négative… J’aime le vert. C’est dit. Et j’aime cette robe qui supporte aussi bien les baskets que les sandales compensées. Avec cette ceinture, je reconnais qu’elle fait des seins « généreux » mais peu m’importe. Je la trouve originale et confortable avec son tissu fluide et léger hyper agréable quand il fait chaud. Je l’adore. Et son prix de 49,99€ me semble raisonnable.

Dernière robe, déjà vue celle-là dans un précédent post, mon modèle chouchou (mais qui a la déloyauté de boulocher au fil du temps) noire à pois blancs. Je l’adore. Chaque lavage est un crève cœur car elle perd peu à peu de sa superbe avec ces affreuses petites bouloches qui nécessiteraient que je passe un peigne pendant des heures (je vais le faire, c’est sûr). En revanche, la forme ne bouge pas et le confort de ce tissu doux et léger est un régal.

Los Angeles – Santa Barbara – Palm Springs – Los Angeles

Je vous emmène avec moi dans notre petite aventure ? Le résultat est loin d’être aussi chouette que l’a été notre séjour et le montage très imparfait. Mais compulser ces images a été un plaisir… c’est parti !

De notre balade californienne, je retiendrai cette lumière chaude si particulière, dorée que je n’ai jamais trouvée ailleurs. Partout en Californie, il y a la question de l’eau. Si proche et si rare à la fois. Les rouleaux du Pacifique, les embruns, les surfeurs, les baigneurs bousculés par les vagues, l’écume et le sable blanc. Et à quelques pas déjà le désert et une végétation qui se fait toute petite sous ce soleil implacable. En quelques kilomètres, nous passons de l’exotisme à l’aridité, de l’opulence à la sécheresse. Là où les touristes que nous sommes s’émeuvent à l’idée de se retrouver en panne, seuls au milieu de nulle part, les routiers et les locaux croquent la route et les étendues immenses de cactus et d’herbes sèches sans sourciller. Le désert n’est pas désert. Il est rempli de vieilles guimbardes rouillées, de toilettes de chantier plantées dans le vide pour les travailleurs, de carcasses, de chevaux écrasés de soleil… et nous dans notre ovni jaune, les yeux grand ouverts.

Je me souviens de ce voyage à moto dont je vous ai déjà parlé, un peu. Nous traversions la Vallée de la Mort et la nuit était tombée alors qu’il nous restait encore une ou deux heures de route pour rejoindre la « civilisation » de Lone Pine. Le réservoir était presque vide. C’était l’aventure, dans une immensité d’un noir d’encre cette fois. La normalité pour les locaux, un truc de diiiiingue pour nous. En traversant de Solvang à Palm Springs ce mélange exotique de vieilleries, de sable et de vent, on a bien conscience que l’aventure est dans notre tête. Nous croisons une ou deux écoles au milieu de rien, un Subway dans la station Service de la bourgade à moitié fantôme de Maricopa, entre les foreuses et la raffinerie, une femme avec une poussette, des ados en skateboard… La vie. Une autre vie.

Quand on voyage, il y a des endroits où le voyage tient moins au paysage qu’au sensoriel et au mouvement. La surprise n’est pas vraiment dans ce que l’on voit mais dans ce que l’on expérimente. Les déplacements difficiles dans Los Angeles isolent certains quartiers. Sans voiture, point de salut. A Victorville, se déplacer sous le cagnard prend des plombes. Les commerces sont étalés comme dans les zones industrielles en périphérie de nos grandes villes françaises. On circule d’îlot en îlot, entre les stations services, les chaines de fast food et les salons de manucure.

La vie de quartier varie du tout au tout selon la richesse. A Santa Barbara, je m’extasie sur les rangées de maisons blanches, les bougainvilliers en fleurs, les orangers, les boutiques chic et les terrasses de café sur les briques de terre cuite. C’est beau, c’est doux, c’est parfait. Monsieur Curves fait grise mine devant cette perfection qui exclue toujours plus les sans abris et les pauvres. Il y en a plein, c’est vrai. Il a raison. A Solvang, les maisons à colombages et les moulins apportent une touche d’exotisme Danois dans l’exotisme Californien. La ville a gardé l’identité de ses fondateurs venus tout droit de la vieille Europe et c’est chouette.

A Dana Point, au sud de L.A., je fais le plein de bougies parfumées dans une boutique de déco mi marine – mi kitsch. Je rêve de cette guirlande en corde ornée de coquillages blancs et de ces Adirondack pour remplacer nos fauteuils de jardin. Monsieur Curves s’ennuie un peu. Les petites boutiques s’alignent joliment avec leurs façades en bois. Un torréfacteur, une pâtisserie américaine, un marchand de glace, des restaurants, point de chaîne mais un ticket d’entrée réservé aux plus aisés. Et une absence quasi totale de diversité malgré les drapeaux américains qui flottent au vent.

Nous allons observer les dauphins, les lions de mer et une baleine bleue qui a l’amabilité de se laisser poursuivre près d’une demi heure pour la gloire de quelques photos de vacances. N’empêche que c’est absolument magnifique.

Je ne m’attarde pas sur les parcs des Studios Universal et de Disneyland. Si le premier nous a plu, le second a été un joyeux sacrifice sur nos principes. Nous avons fait les fous dans les grands huit, les décors en carton pâte et sur les chevaux de bois et nous nous sommes fait ratisser par le gang de Mickey et ses amis. C’est le deal quand on voyage en famille… une touche de musée Norton Simon pour admirer Degas, Modigliani, Gauguin…, un soupçon de barbe à papa, une bonne rasade de plages et de palmiers. Et voilà.

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