La Manière Douce

S’il était un sujet sur lequel se pencher en 2018, c’était bien celui-là. Mes cheveux. Je n’ai pas vraiment choisi, ce sont eux qui m’ont poussée à y penser. D’ordinaire, j’ai l’amour vache avec mes cheveux. Je les lave tous les jours depuis 25 ans, je leur impose des brushings quotidiennement avec ma Lucille à moi (je vous ai déjà montré ma machine de guerre) mais je les récompense en soins. Il y a plein de choses que je fais mal, je sais.

Il y a quelques années, j’ai eu un gros pépin de santé et mes cheveux en ont vraiment souffert. Ils ont blanchi d’un coup, se sont clairsemé et ont perdu de leur vigueur. Aller chez le coiffeur était devenu une épreuve terrible émotionnellement. D’autant que ma peau elle-aussi avait souffert et qu’il fallait s’occuper d’elle aussi. Mais à la faveur d’une routine soin plus riche et de meilleure qualité, voilà qu’au fil des mois, je redécouvre mes cheveux ; je les sens plus forts, plus épais. J’ai l’impression qu’ils m’invitent à leur faire confiance. Ils l’ont bien gagné.

En quelques jours, je passe d’un lissé sage (jamais avec un fer !) à un truc un peu indéfinissable et tout à fait inabouti.

Au début, je n’ose pas toucher à la coupe. Trop les chocottes. Et j’avoue qu’en comparant ces deux photos, je peine à me retrouver dans celle de droite alors que je m’identifie carrément dans celle de gauche. Mes cheveux ont appris à être disciplinés. Leur demander le contraire du jour au lendemain est perturbant autant pour moi que pour eux. Je n’ai pas les gestes et je vois bien que mes cheveux sont un peu perdus. Les boucles sont fines alors que je les voudrais épaisses et généreuses, certaines mèches refusent d’obtempérer même avec un diffuseur… la routine du matin s’éternise en retouches et en tentatives pour mettre cette mèche-ci à droite et celle-là à gauche.

Alors c’est ça, être naturelle ?!

En revanche, mes cheveux, je les chouchoute en piochant des soins chez René Furterer et chez Klorane. Des crèmes de jours principalement, un masque et une mousse volume. J’essaye de trouver ma propre définition des boucles mais il y a du boulot.

Une nouvelle routine

Au bout de quelques semaines de tests, je dégage 3 étapes à considérer :

  • Etape 1 – Avant séchage : trop de mousse et mes mèches sont cartonnées ; une crème de jour trop riche ou appliquée en trop grande quantité et les boucles sont lourdes tant elles sont gainées de produit. Une crème de jour plus fine et le résultat sera mousseux et manquera de définition à moins de vider la moitié du flacon. Je tâtonne.

Ma préférence : Une à deux noisettes de crème de jour Klorane au Dattier du désert ou au Beurre de mangue. Je les trouve géniaux tant par la texture et le parfum que pour le rendu sur les cheveux. Je n’oublie pas les mèches de la frange. J’ajoute une noix de mousse Volumea – René Furterer à la racine. Pas plus. Je répartis les produits et je froisse les mèches. Temps passé : 3 minutes

  • Etape 2 – Le séchage : j’ai fait le test hier, en ce qui me concerne, le séchage naturel, à l’air libre, est proscrit. Le résultat est un savant mélange de plat, d’épis et de rebiquage du plus bel effet. Sans surprise, cela dit. J’opte pour un diffuseur et je range avec un petit pincement au cœur ma fidèle Lucille.

Ma préférence : Mon nouveau meilleur ami est un sèche-cheveux professionnel avec tout plein de thermostats et de vitesses de séchage. Je choisis la manière douce en privilégiant une température et une puissance intermédiaires et en y ajoutant un embout diffuseur appartenant à un sèche cheveux de voyage. (Si quelqu’un a une idée de l’endroit où je l’ai laissé, merci de me le faire savoir ; j’ai retourné la maison sans succès. Classique.) L’embout s’adapte parfaitement, une chance ! L’avantage du diffuseur, c’est de permettre un séchage uniforme sans faire voleter les cheveux dans tous les sens et donc, sans casser les boucles. Temps passé : 7-8 minutes

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Trinny Woodall, Madame Curves adore

J’en profite pour vous glisser ce lien vers la vidéo de Trinny Woodall sur sa routine cheveux (pour ceux et celles qui ne connaissent pas, j’aime autant vous prévenir que c’est en anglais, que le style est assez surprenant mais qu’on s’y attache quand on aime les cosmétiques ; si ce n’est pas votre cas, vous tiendrez probablement entre 10 et 20 secondes devant sa vidéo. Cela dit, il ne faut pas s’arrêter à la modestie du nombre de ses followers – oui oui, 42 000, c’est assez modeste -, vous avez devant vous une des papesses britanniques de la mode et du skincare qui vient de lancer sa propre ligne de produits de maquillage)

  • Etape 3 – les finitions : En ce qui me concerne, je ne suis pas fan des boucles trop cartonnées. J’aime que les cheveux puissent évoluer dans la journée au risque de me retrouver avec une coiffure plate ou complètement folle selon le temps qu’il fait. J’exclus les produits qui collent car même s’ils donnent du style à la coiffure le matin, je trouve qu’ils tendent à virer colle à bois en fin de journée. Impossible de passer les doigts dans la chevelure, les cheveux sont ternes, absolument pas naturels, tout ce que je déteste.
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L’Huile sèche sublimatrice René Furterer

Ma préférence : Je pioche dans les crèmes de jour au karité René Furterer, pour leur légèreté et leur fondant. J’alterne entre les formules nutrition intense et hydratation brillance.  Je finis avec un voile d’huile sèche de la même marque. 2 pschitts, peut-être 3, vaporisés dans l’air pour éviter de se retrouver avec quelques mèches huileuses et d’autres sans soin. Je me sers de ces produits pour les finitions et je redessine les boucles du bout des doigts. Temps passé 2-4 minutes.

La coupe

Au delà de la routine, je réalise au fil des jours qu’il va falloir revoir la coupe. Mes cheveux sont effilés pour favoriser le lissage mais le moment est venu de redonner de la matière et une coupe qui aide un peu mes boucles à retrouver du ressort. On coupe, on dégrade, on essaye petit à petit de s’imaginer touts les jours avec cette nouvelle tête…  Au fil des jours, ça change, ça évolue, c’est déconcertant, enthousiasmant et un peu chiant à gérer aussi.

J’ai essayé de trouver une coupe qui fasse mon âge mais qui souffre un smoky, une paire de baskets, une jolie robe ou un rouge à lèvres un peu funky. Je pense que ça marche même si je suis toujours un peu paumée à l’heure où j’écris ce post. On se demande si c’est court, si c’est carré, on se demande ce que c’est en somme… enfin moi au bout d’une semaine, j’ai du mal à savoir. Et le plus flippant c’est que dans ma tête, avant de croiser un miroir, c’est le vide sidéral. Je ne sais plus à quoi je ressemble. Je vous l’ai dit plus haut, cette histoire de cheveux est une épreuve. J’imagine qu’elle l’est pour nous toutes à des degrés divers mais je passe par tous les états, de l’enthousiasme confiant au désespoir total. Ce qui est perturbant, c’est que je ne me reconnais pas de face, un peu de 3/4, de côté, ça va, etc.

Y a-t-il un psy dans la salle ?

Des masques de nuit

J’ai envie d’aller au bout de cette petite aventure et de voir au fil du temps ce que mes cheveux ont dans le ventre. D’autant que la coiffeuse me confirme que mes cheveux semblent se renouveler. Ils changent de couleur, dit-elle. Attention, oui j’ai des cheveux blancs (plein depuis mon souci de santé mais aussi parce que j’ai atteint l’âge canonique de 40 ans) mais ce qu’elle me dit, c’est que ce sont les bruns qui changent de couleur, comme cela se produit en grandissant. Intéressant… mais encore et toujours perturbant.

Je les chouchoute mes cheveux. Shampoings de qualité, masques et après-shampoings et même quelques petites découvertes comme ces masques de nuit Sephora à laisser poser. J’en teste un durant la journée (il faut garder un bonnet en papier toute la nuit !) et un autre un soir où Monsieur Curves est absent.

Le concept est marrant, le résultat probablement réussi, mais en ce qui me concerne il est absolument inconcevable – quand on est en couple – de se coucher avec un truc pareil sur la tête à côté de son compagnon. Les gens font bien ce qui veulent ; moi je veux pas. Et au prix de 3.95€ l’unité, on se retrouve avec un produit à usage unique pas du tout écolo et carrément ringardisant. J’ai déjà du mal à m’y retrouver avec mes nouveaux cheveux, je refuse de m’infliger une charlotte.

Je préfère la version digne du masque capillaire de nuit avec ce produit René Furterer qui ne tache pas l’oreiller et qui ne porte pas atteinte à l’estime de soi. Le protocole est simple et me tient plus d’un mois avec une utilisation hebdomadaire voire bi-hebdomadaire (je ne suis pas sérieuse, j’aurais dû compter). Cette petite merveille en tube coûte entre 18 et 21€ (selon les sites et lieux de vente). Carrément rentable comparé au prix unitaire des petits masques Sephora. C’est agaçant à la fin, j’aimerais bien ne pas toujours conclure de cette façon-là mais comme toujours, je flingue Sephora ! Et dire que ce post portait le titre « La manière douce »…

 

 

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