Revue de Palettes (2nde partie)

Mon Dieu je suis en retard ! J’avais prévu la suite de cet article Revue de Palettes (1ère partie) il y a 6 ou 7 mois. Bienvenue dans le monde de la procrastination crasse ! Une spécialité chez Madame Curves… Mais le sujet est suffisamment sérieux pour mériter un peu qu’on s’y attarde. C’est parti !

Tartelette Amazonian Clay Matte Palette – Tarte (50€)

1ère impression

Cette palette-là est le résultat d’un passage hystérique chez Sephora à New York. A l’époque, Tarte était quasiment introuvable en France et avoir cette petite merveille dans ma collection a été dès le premier instant une source de profonde autosatisfaction. Cette petite merveille porte le nom tartignole de « Tartelette ». Si d’autres marques se sont illustrées dans des palettes au parfum de chocolat (et au design assorti), de pêche ou de gâteaux, elles avaient au moins de la suite dans les idées en proposant des couleurs de fards dans une déclinaison gourmande. Chez Tarte, la logique on s’en tape, puisque « Tartelette « se compose de fards à l’argile amazonienne. Quelqu’un pour m’expliquer le rapport ?

C’est d’ailleurs cet aspect exotico-chic à l’argile ou aux ingrédients naturels que la marque décline de produit en produit. Et pourtant, les fards portent des noms qui n’ont absolument rien à voir avec la forêt Amazonienne ou la pâtisserie du genre « Best friend », « Super mom » ou « Fashionista ». Ils sont bipolaires ou quoi chez Tarte ?

On passera outre, donc, l’appellation déroutante pour apprécier la taille compacte de la palette, le large miroir – que vous n’aurez pas le loisir de découvrir puisqu’il a subi le même sort que celui de la palette Marc Jacobs  en étant pulvérisé sur le sol de ma salle de bain – et la sélection de fards mats qui s’adaptent à toutes les carnations.

J’aime

La sélection des fards qui ont tous un ton chaud et la pigmentation honorable pour des mats. Il faut tout de même y retourner assez souvent pour construire une couleur uniforme. Avoir une palette de fards mats, c’est à mon sens indispensable notamment pour gommer les bavures des smokys un peu trop enthousiastes ou pour « lisser » le regard quand on veut porter un rouge à lèvres punchys. En gros, les mats clairs sont parfaits pour contrebalancer ou pour les finitions.

Cette palette offre en outre la possibilité de créer des ombrés un peu plus profonds avec des bruns, des bois de rose ou des prunes doux, presque vaporeux. C’est frais, c’est délicat et c’est aussi casse-gueule quand on a des ridules ou des cernes prononcés.

Ce petit désagrément n’a cependant rien à voir avec la qualité de la palette. Le mat, c’est dangereux, c’est tout.

Mes 3 fards préférés

Je les aime tous, parce que bien que chauds, ils ne sont pas trop rouges. J’ai swatché ici, dans l’ordre, « Natural Beauty », « Best Friend » et « Bombshell » parce que ce sont ceux que j’utilise le plus, seuls.

J’aime moins

La pigmentation des fards, sans doute, mais pour les mats, c’est un reproche qu’on peut adresser à pratiquement toutes les marques.

Pour qui ?

Avec ce genre de palette, c’est tout ou rien ; elle s’adresse à la fois aux expérimentées qui manient le pinceau comme des pros, en complément de palettes aux teintes plus sophistiquées (sachant que la plupart des palettes contiennent déjà un ou deux fards mats de « gommage ») et aux débutantes qui veulent un maquillage de jeune fille frais et discret.

Naked Ultimate Basics – Urban Decay (49,95€)

Dans la famille je-décline-le-concept-à-mort, je demande Urban Decay. Attention, même si l’introduction est un petit peu acide, c’est une marque à laquelle je reste fidèle pour les fards mais « Qui aime bien châtie bien », dit-on et c’est ce que je m’apprête à faire avec cette petite palette.

Naked, ça veut dire « nu(e) » en anglais, je ne vous l’apprends pas. Urban Decay a choisi de décliner ce postulat du « nu » pour proposer ce qu’elle annonce elle-même comme « [une révolution] du maquillage nude ». Soit, même s’il m’est franchement difficile de voir un quelconque rapport avec la plupart des fards que la gamme propose. Ouvrez par exemple la palette Smoky (dont je vais vous parler plus bas) et expliquez-moi, s’il vous plaît, ce qui dans cet assortiment de bruns et d’irisés froids fait penser à un maquillage nude. Moi, je vois pas. Mais quand même, j’aime la gamme au point d’avoir plusieurs spécimens de la collection.

1ère impression

Manipuler ce petit bijou de packaging est un vrai plaisir. La palette est compacte, dotée d’un très large miroir et le design est super chic, bling bling mais pas trop licornes, paillettes et pompons. C’est clairement un bon point pour moi.

En revanche, l’effet visuel que le décor en relief produit est trompeur ; on s’attendrait à voir du wow, du maquillage de star, un rien de décadence… mais nous avons une palette de fards mats à la place. Notez que je continue de penser qu’une palette de fards mats, c’est un objet pointu, un objet d’aficionadas ; finalement, ce packaging est sans doute pas si mal pensé pour ce qu’elle revendique.

La sélection des teintes me semble un peu étrange. Il y a là quelques fards très proches de ceux de la palette Tartelette et deux, un brique et un bleu sourd, qui ont sans doute la lourde tache de donner un peu de pep’s à l’ensemble. J’imagine. J’ai l’impression d’être injuste avec cette palette dont le spectre est quand même chouette mais la réalité est qu’elle manque à mes yeux sa promesse.

J’aime

Comme dans la Tartelette, il y a un fard noir mat, ce qui est top pour faire un liner au ras des cils à la poudre. En somme, avec un pinceau, on peut en principe se passer de crayon si l’on se contente de maquillages-poudres, sans colorer la muqueuse.

J’aime moins

Mais, parce qu’il y a un énooooooorme « MAIS », ça ne marche pas. La pigmentation est d’une fadeur désolante et il faut s’y reprendre maintes et maintes fois pour avoir un rendu satisfaisant. Et quand bien même, quelques heures plus tard, quand le maquillage a « vécu », on se retrouve avec des taches de pigments qui laissent à penser que la peau est dans un sale état en dessous. Le résultat est tout aussi imparfait quand on mouille le pinceau.

Du coup, je saute la traditionnelle sous-partie « Mes 3 fards préférés » et je vous recommande de passer votre chemin.

Pour qui ?

Non, mais ho ! Vous le faites exprès ?!

Naked 2 – Urban Decay (49,95€)

On reste dans la gamme Naked et on oublie les fâcheries pour revenir à du bon, du solide et de la valeur sûre. En voilà une qui mérite sa place sur mes étagères. Design simple, packaging métallique, format classique pour la marque – sauf pour l’ovni Ultimate Basics dont je ne me remets décidément pas -, elle a l’amabilité de s’empiler facilement avec ses copines Smoky et Naked 1 de la même marque.

Le choix des fards et un excellent complément pour la Naked 1 avec des tons chauds, bruns, bronze ou kakis irisés et faciles à travailler.

J’aime

Si Urban Decay ne trouve pas grâce à mes yeux lorsqu’il s’agit des fards mats, je suis conquise en revanche par les irisés ; la pigmentation est vraiment top et à travailler au pinceau (et même aux doigts pour les plus irrévérencieuses), ils sont super ; certains même fabuleux avec en prime une excellente tenue (sans primer en ce qui me concerne).

Mes 3 fards préférés

Je suis décidément incorrigible, j’en ai choisi 4, avec en ordre d’apparition messieurs-dames, les sublimes:

  • « Snakebite »
  • « Suspect »
  • « Pistol »
  • « YDK »

Naked 2, des fards irisés à tomber

J’aime moins

Rien, j’aime tout.

Pour qui ?

Brunes et blondes qui veulent une palette de tous les jours pour des maquillages clairs ou foncés et même un ou deux smokys. On reste dans le classique, le prudent, l’élégant avec une pointe de rock n’roll. J’adore.

Smoky – Urban Decay (49,95€)

Toujours chez Urban Decay, je vous présente celle qui va bientôt disparaître des ventes. Si vous êtes intéressée, le moment est venu de vous précipiter pour avoir votre exemplaire car Urban Decay arrête la production. Et pour cause, elle peine à trouver sa place dans une collection déjà riche. Le problème selon moi réside davantage dans le fait que ses grandes sœurs et même sa petite Heat qui vient de sortir lui font de l’ombre. C’est un comble pour une tablette dédiée aux smokys !

J’aime

Je la regarde en ce moment-même et force est de constater que les fards ne sont pas trop creusés au bout de 2 ans de cohabitation. Entre elle ou une autre Naked, ou la Full Spetrum, ou la About Last night de Marc Jacobs, elle sera toujours perdante. Il faut dire pour sa défense qu’elle fait preuve d’une certaine audace avec des fards très pigmentés, irisés et mats, dans les bruns, les bleus ou les gris et que le résultat convient mieux pour les soirées à Las Vegas que notre bon vieux métro-boulot-dodo. En somme, le problème c’est nous, pas elle.

D’autant que le packaging est assez réussi avec ce mix de fumée et de transparence. Plexiglass, métal, vapeurs de la ville, elle fait immanquablement penser à la vie urbaine et au style working girl.

Mes 3 fards préférés

Un petit passage sur les fards, sans frotter, et boom, voilà l’objet du délit : une pigmentation de dingue, difficile à travailler tant ils sont sans concession. J’ai choisi de vous présenter à gauche « Radar », le plus raisonnable des 3, « Smolder » qui est affreux sur moi et « Whiskey » un brun mat qui booste magnifiquement les yeux noisette.

J’aime moins

Ses atouts sont aussi ses défauts, vous l’aurez compris. Trop cash, trop brutale pour le quotidien, il n’est pas étonnant qu’on lui préfère des modèles plus sages. C’est mon cas aussi, même si je suis contente de la compter dans ma collection avant qu’elle ne tire sa révérence.

Pour qui ?

Les pros, les passionnées, les chanteuses déjantées, les croqueuses de diamants, d’hommes et de gros contrats.

Del Mar Volume II – Sleek (9€)

On s’éloigne des sirènes de la ville pour se tourner vers celles de l’océan. Destination tropiques avec la Del Mar II, une palette à petit prix qui sent bon l’été, le sable chaud et le monoï. Je ne sais pas si vous avez déjà testé les produits Sleek mais Mille Sabords ! qu’attendez-vous pour vous y intéresser ? La marque dispose d’une large gamme de palettes, de blushes, de rouges à lèvres dingues à petit prix.

Cette palette-là n’a rien à envier aux grandes avec sa sélection de teintes culottées, son format compact, son large miroir et ses fards pigmentés.

J’aime

La sélection des teintes – et de toute la collection -, le format compact, le prix et la tenue des fards. Tout a été pensé pour lui donner les atouts d’une grande sans pour autant faire de chichi ; dans la collection, toutes les palettes sont dotées du même design noir et du même très grand miroir intérieur.

Mais la qualité est bien là et les fards – qui ne sont pas particulièrement poudreux – se travaillent facilement au pinceau et même aux doigts.

Pour des pastels, la pigmentation est vraiment épatante ; là où de nombreuses marques de luxe se seraient contentées d’un rendu « convenable », la Del Mar II relèvre le défi et offre en plus une tenue tout à fait honorable.

Qui plus est, je suis fan du concept une palette – un moment / une destination. Une fois encore, je ne peux que vous recommander d’aller piocher dans leurs nombreux modèles ; vous ne le regretterez pas.

Mes 3 fards préférés

J’en ai swatché pas mal pour vous donner une idée du rendu mais évidemment j’ai mes coups de cœur, à commencer par ceux que j’ai nulle part dans mes autres palettes. Le nom des fards n’est pas mentionné dans la palette mais si je vous dis « Bora Bora », vous penserez à coup sûr à ce bleu lagon magnifique que j’adore. « Zoola » est un joli doré un peu froid, de lever de soleil tandis que « Pura Vida », mon 3e choix, fait penser au vert de gris de certaines succulentes exotiques.

J’aime moins

Rien. Courez les voir !

Pour qui ? 

Les débutantes, celles qui veulent du choix pour un petit budget, les folles de couleurs, les collectionneuses, tout le monde en somme.

On the Run – Urban Decay (Indisponible malheureusement)

Il y a des moments où les bras m’en tombent ; je découvre en cherchant sur le site de la marque que la On the Run n’est plus en vente. On ne la trouve plus que sur Ebay et à un prix légèrement gonflé. Quel dommage ! Elle est pour moi aussi élégante que complète avec son mascara Perversion en taille voyage (que je trouve de qualité bien plus satisfaisante qu’en format full size), son crayon taille voyage, son gloss full size, ses 5 fards mats et irisés, son bronzer, son blush et son highlighter. Une réussite totale qui a mérité à sa sortie il y a deux ans tous les honneurs que lui ont fait tant de youtubeuses… et ceux de Madame Curves maintenant.

1ère impression

Le temps a passé et les lettres dorées ont perdu de leur superbe mais reste cet imprimé un peu animal glacé bordé de doré qui donne du chien à la palette.

Le format est idéal pour l’emporter partout et, wahou, le large miroir permet de se maquiller n’importe où sans avoir à se contorsionner.

Et les fards, oh la la, les fards… pas étonnant que cette palette ait marqué le début de la gamme Naked Flushed (sauf erreur de ma part), ces petites palettes de bronzer + blush + highlighter tant les teintes et la qualité du rendu sont au rendez-vous.

L’highlighter est correct mais le bronzer et le blush semblent pouvoir s’adapter à la plupart des carnations, ce qui rend cette palette vraiment tout terrain.

J’apprécie en prime de trouver un crayon dont la couleur « Stag » est un noir chaud moins brutal que le classique « Zéro » de la même marque. Le gloss en couleur « Sesso » est un bois de rose brillant, tout en transparence qui, là encore, doit aller au plus grand nombre.

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Mes 3 fards préférés

A l’inverse des mats que j’ai assassinés plus haut, ceux de la On the Run sont de qualité tout à fait satisfaisante avec une pigmentation, une texture et une tenue convenables. Mais lorsqu’il s’agit de choisir mes préférés, mon cœur penche irrémédiablement vers les irisés avec, de gauche à droite, « Dive », « Resist » et « Stun », des teintes parfaites pour les voyages, les réunions d’affaire, les mariages, les rv au ciné… la vie, quoi ! Non mais regardez-moi ces merveiiiiiillllles !!!!!!!

J’aime moins

Cette palette, je l’adore. Même sous la menace, vous ne me ferez pas en dire du mal mais je ne peux que regretter qu’elle soit discontinuée. S’il était un défaut à lui trouver, ce serait celui-là car il ne fait que me confirmer que je fais bien de ne jamais l’utiliser pour ne pas creuser les fards. Oui, c’est complètement débile, je sais.

Pour qui ?

Toutes les femmes, à condition de pouvoir revenir dans le temps où d’être prête à dépenser dans les 60 euros pour l’avoir sur Ebay. Elle est parfaite.

* * *

Cette dernière revue anachronique marque la fin de mon benchmarking de palettes. A chaque saison son lot de tentations et je ne sais pas si je résisterai bien longtemps aux appels de Nars, Marc Jacobs et autre Too Faced. Enfin si je sais. Qu’on me donne de jolies couleurs et une texture facile à travailler et voilà que je succombe… Je n’y peux rien, pour le maquillage, je suis un vrai coeur d’artichaut. Pas vous ?

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