De Saint Malo au Baïkal (Natura Siberica)

Grisaille, dossiers, coquillages et crustacés… en manque de soleil et de sable chaud. A peine revenue de Venise, j’ai déjà le moral en berne et une mine qui me rappelle comme il fait beau toute l’année au nord de la Loire. Il est encore loin le temps d’échanger les bottines contre une jolie paire de compensées et loin aussi les petites robes fleuries et les sorbets coco. Hauts les coeurs ! Nous partons pour le weekend sur la côte, Direction Saint Malo. Et même si la météo promet fraîcheur et pluie, nous emportons les bottes et la parka pour toucher l’eau quand même.

Depuis les remparts, la lumière est fabuleuse et donne des reflets d’argent à l’eau. La côte d’Emeraude porte bien son nom tant l’océan est clair par endroit. Un rayon de soleil et l’eau prend des teintes vert de gris et turquoise qui contrastent avec le blanc de l’écume et le brun des rochers.

Saint Malo se dresse, brune et austère dans ce ciel de pluie, les pieds dans l’océan. Sur le port, les silhouettes en noir et blanc des mats de quelques vieux bateaux se détachent sur le ciel tourmenté… j’adore.

Dans les rues, encore du contraste ! La lumière se glisse entre les maisons hautes pour éclairer quelques façades. Sur le fond gris des blocs de granit, les vitrines s’allument, les tasses de café fument, les gâteaux prennent des allures de gâteaux américains, les piétons envahissent l’espace gaiement. Et le jour s’achève dans l’allégresse.

Mais vite, au chaud ! Et sous la douche avec ces petites merveilles trouvées chez Monoprix. Vous commencez à le savoir, en weekend ou en vacances, mon petit plaisir est de tester des produits pour la première fois. Je suis tombée par hasard en admiration sur  la marque Natura Siberica et en particulier, parmi des soins visage, corps et cheveux, sur ces 4 produits de soins capillaires.

La marque met en avant la composition des produits avec des herbes et des plantes sauvages récoltées à la main en Sibérie et souligne l’impact positif sur les conditions de vie des populations locales. Dans l’absolu, c’est bien et je recommande une visite sur le site web pour en savoir davantage. Je regrette à ce titre le défaut de traduction sur les étiquettes avec, entre autre, l’utilisation du terme « organique » à la place de « bio(logique) ». De même, le label Ecocert ne figure nulle part alors que la marque l’a bel et bien obtenu – parmi de nombreuses autres certifications. Dernier point, malgré la mention Oblepikha Siberica en gros et en doré spotlight sur l’étiquette, la version française est bien Natura Siberica (il faut lire l’étiquette au dos pour le comprendre).

Visuellement, je ne suis pas très sensible aux packagings que je trouve un peu trop bling bling mais le rituel proposé par la gamme m’intrigue. A commencer par ce tube de 200ml de Gommage du Cuir Chevelu à l’Argousier (7,27€).

Vous n’avez jamais fait de gommage du cuir chevelu, vous ? Moi non plus. Et je trouve la gestuelle un peu perturbante. C’est un gommage à grains, rien de plus classique, à la différence près qu’il faut le répartir par petites touches entre les mèches des cheveux pour pouvoir l’appliquer efficacement sur l’ensemble du cuir chevelu. On masse un peu – pas trop sinon on a l’impression d’avoir pris un coup de soleil -, ça mousse et on rince.

Je n’ai pas de pellicules, du coup, je zappe la promesse de lutter contre. Quant à purifier le cuir chevelu, je ne sais pas vraiment à quoi cela peut bien servir. Je me lave les cheveux tous les jours, j’applique un masque ou, au minimum, un après-shampoing quotidiennement, un petit spray protecteur pourquoi pas, une crème de jour capillaire, why not, mais euh, après, ben je sais pas quoi faire de plus. Je suis perplexe.

Les deux autres promesses m’interpellent davantage : « renforce les follicules pileux » et « stimule la croissance ». Au dos du tube, la marque vante les innombrables qualités de l’argousier de l’Altaï et apporte quelques précisions sur les résultats escomptés : « prévenir la chute des cheveux et stimuler la circulation sanguine au niveau des follicules pileux […] contribuent à la formation de la kératine [pour donner aux cheveux] brillance et robustesse. »

Là, je me sens concernée ; je ne sais pas par quel miracle j’arrive à conserver cette épaisseur de cheveux-là tant je perds mes cheveux. A chaque brushing, c’est l’hécatombe et c’est parfois flippant. Je vais par conséquent essayer de me tenir à la routine conseillée par la marque de faire un gommage une fois par semaine et voir au fil du temps si cet aspect-là s’améliore.

Je passe au shampoing et à l’après shampoing (7,79€ les 400ml chacun), deux flacons agrémentés de cette même touche dorée que sur le tube de gommage. (J’y arrive pas ; cette esthétique-là devrait en principe m’évoquer les églises byzantines, mais moi je vois Abba à la place : cols pelle à tarte et affreuses bottes compensées).

Le shampoing a une couleur orange comme celle du flacon d’après-shampoing. C’est un peu trop punchy à mon goût ; il mousse beaucoup et laisse les cheveux démêlés et agréables au toucher.

Je déteste les shampoings qui décapent les cheveux et les laissent « crissants ». (Je ne suis pas la seule à qui ça arrive, si ?). Quand les cheveux « crissent », donc, je sais déjà à l’avance que le séchage les rendra électriques et secs. Je n’ai absolument pas cette sensation-là avec ce produit.

L’étiquette indique que le produit donne du volume dès la racine et densifie la chevelure. Elle mentionne aussi une promesse séduisante « nourrit et sature les cheveux en hydratation ». Pour celles (et les quelques ceux) qui suivent mon histoire d’amour avec Hydrabio – Bioderma, vous savez à quel point la déshydratation de ma peau a été une révélation ; voilà que je réalise que les cheveux aussi peuvent en manquer. Moi je les nourris mes cheveux, je n’ai jamais pensé avant Natura Siberica qu’ils pouvaient manquer d’hydratation. (La vie est une succession de rebondissements, pas vrai ?)

Je teste le baume après-shampoing à l’argousier censé faciliter le coiffage et gainer le cheveux grâce à son effet lissant. Oui, ok, mais je ne suis pas bluffée, d’autant que le parfum de la gamme commence à être très présent. A l’unanimité – ma fille, ma belle-soeur, Monsieur Curves et moi-même – trouvons le parfum « bizarre » et fort, rien qu’en poussant la porte de la salle de bain.

Pour mieux évaluer mon ressenti sur cette gamme, je la compare avec des produits à peu près similaires. Mon choix se porte sur la gamme Botanicals – L’Oréal – qui propose des produits à base d’herbes et de plantes également, le bio et l’humanisme en moins – et dont je vous ai déjà parlé. Avec Natura Siberica, j’ai la sensation d’avoir des produits plus aboutis et de bien meilleure qualité pour un prix similaire. (8,22€ les flacons de 400ml de shampoing, 9,26€ les 125 ml de « Potion de Force » et 7,18 les pots de 200ml de masque pour la gamme Botanicals – L’Oréal). Natura Siberica remporte le match sans hésitation.

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Je termine par le Masque Capillaire à l’Argousier (12,47€ le pot de 300ml), destiné aux cheveux très abîmés.  Je n’ai pas les cheveux très abîmés mais j’ai des cheveux qui chaque jour depuis 22 ans très  exactement subissent l’agression d’un brushing. Il « protège de la chaleur pendant le brushing, […] soigne les cheveux ayant subi une couleur ou une technique. » et se laisse poser 5-7 minutes 2 ou 3 fois par semaine. Moi je ne colore pas mes cheveux, vous l’aurez constaté. J’assume mes cheveux blancs sans difficulté et je n’ai pas l’intention de les colorer mais je m’astreints à ces 7 minutes de pose religieusement quand même. Il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Au rinçage, la sensation est fa-bu-leu-se. Les cheveux sont doux, légers, soyeux. Et des masques, j’en ai fait un paquet de tout plein de marques différentes, y compris de marques professionnelles habilement glissées sur le comptoir de mon salon de coiffure au moment de régler ma coupe. Mais là, je suis conquise. Je passe outre ce parfum toujours aussi fort et j’oublie cette couleur de crème glacée improbable. Ce masque-là, je vais le garder longtemps dans ma routine de soin, c’est sûr.

Un brushing comme d’habitude et voilà une idée du résultat : mes cheveux sont faciles à coiffer et ont une belle matière, de la racine jusqu’aux pointes. Je dois préciser que je suis en fin de coupe et qu’en principe, le moment est venu d’aller chez mon coiffeur me débarrasser des pointes asséchées par la chaleur du brushing. Sur ce coup-là, je retrouve la sensation de sortie de salon, quand les cheveux sont en pleine santé sur toute sa longueur. Un vrai plaisir que je ne peux que vous conseiller. Et le rapport qualité/prix est top, à mon avis.

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Ce rituel dépaysant est une agréable conclusion pour ce weekend entre terre et mer. Ne reste plus qu’à le rapporter à Paris, sous d’autres cieux. Parce que le cocooning, avec Madame Curves, c’est toute l’année, n’importe où.

Kenavo, Do Svidania, Bye Bye !

 

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