Embarquement Immédiat

Ce post-là me tient tout particulièrement à cœur ; il raconte beaucoup de choses de moi, l’air de rien et d’un petit bout de chemin parcouru de ci de là, au gré du vent. Ce post-là sent la nostalgie de la route et des lumières d’ailleurs.

Quand vient le moment de préparer ma packing list, à chaque fois que je me rends quelque part, l’un de mes moments préférés consiste à sélectionner les produits de ma trousse à maquillage. Je me suis dit que l’expérience pouvait être amusante : revisiter quelques souvenirs et proposer pour chaque destination 3 vernis qui lui ressemble.

J’ai préparé ce post il y a plusieurs semaines et j’étais bien décidée à le garder au chaud pour la fin du printemps, mais ce soir qu’il pleut des hallebardes sur Paris, il me vient l’envie de vous glisser dans ma valise et de vous emmener avec moi… embarquement immédiat.

San Francisco

Mesdames et Messieurs, merci d’avoir choisi la compagnie Madame Curves. La température au sol à San Francisco est de 17°c mais le ciel est dégagé et le soleil brille. Dans quelques heures, sans doute, il fera chaud de nouveau, une fois que cette vague de brume se sera dissipée tout près de la côte. N’oubliez pas vos tongs et votre petite laine, vous en aurez besoin au cours de la balade.

San Francisco, je l’ai découverte au cours d’un road trip jusqu’à Portland en passant par le bord de mer. J’ai été surprise par les contrastes de lumières et d’atmosphère ; entre Nouvelle Angleterre (qui se trouve pourtant à l’autre bout du pays), forêts de pins et de séquoïas et bourgades aux influences mexicaines. Je me garderai bien de tout vous raconter, mieux vaut s’y rendre et sentir l’air vivifiant de l’océan. Mais ce que je peux faire en revanche, c’est vous montrer quelques clichés de cette petite aventure.

A commencer par ce drapeau américain planté dans un pot de succulentes. Des drapeaux, on en voit partout, tout le temps. On aime ou n’aime pas le symbole mais WTF ! On est en Amérique ! J’ai aimé l’association des couleurs et des matières sur cette petite terrasse de banlieue. J’ai aimé ce bleu, parce qu’il symbolisait le choc visuel qu’a représenté la découverte de la ville. Il devait donc faire partie de ma petite sélection avec ce vernis Seas the Day – Ciaté (On appréciera le jeu de mots marin fort à propos).

Que voulez-vous, j’ai été bercée moi aussi par les cartes postales californiennes des séries télé. Je m’attendais à un soleil écrasant, à du doré, à des camaïeux de jaune, d’ocre et de bruns mais il n’en est rien. Beaucoup de bleu, de gris et de blanc, en particulier lorsque la brume dévale le flanc de la montagne et envahit la ville. Un assaut blanc et froid… dépaysant ! C’est pour cela que j’ai choisi le Hearts and Tarts – OPI, comme un voile léger sur les ongles.

Du doré, il y en a, comme sur cette vue sur la ville depuis les hauteurs mais ce n’est qu’un mirage. Il se dissipe, comme la brume. Ce qui reste en revanche, c’est le Golden Gate Bridge – qui tient son nom de la ruée vers l’or – et ses dentelles de métal orangé. Elégant et fabuleux, comme le All Tied Up – Essie avec ses minuscules paillettes dorées, absolument parfait pour tracer la route sur l’asphalte brun jusqu’en Oregon.

Athènes

On reprend l’avion et cette fois, vous pouvez abandonner votre petite laine sur votre siège première classe. Lunettes de soleil, crème anti UV et petites robes vaporeuses indispensables pour plonger dans le grand bleu. Bienvenue en Grèce !

Je maquille un peu la vérité car ce voyage était un autre road trip, à moto cette fois. Dans ma vraie vie, point de vernis et de jupes légères mais des croquenots, des blousons, des casques et 8 kilos maximum de bagage chacun. Le glamour était resté à Paris.

Et pourtant, vous aimeriez bien troquer votre pantalon pour une tenue plus fraîche ; la chaleur vous assaille dès le tarmac ; vous voici au pays du minéral, des blancs et des gris, comme ces vernis CO1 – Une et Perfection – Formula X. Ces deux-là vous rappellent joliment le passage de l’ombre à la lumière des ruelles d’Athènes et les contrastes des vieilles pierres.

Et ça et là, quelques pointes d’oranger et d’ocre viennent bousculer le temps qui passe. Le soleil sans doute, pointu, violent et implacable. Il fallait un vernis plein de peps et d’énergie pour lui faire honneur et voici donc le Lucky 7 – Ciaté. Pleins feux sur les ongles !

Essaouira

En route à présent pour un weekend à Essaouira. D’autres murs blancs, d’autres ombres à l’abri de l’enceinte de la médina. Nous déambulons entre les étals d’olives et d’ambre et profitons de la douceur de vivre de cette cité côtière battue par le vent.

Au détour des ruelles, les couleurs éclatent en petites touches subtiles. Le bleu, bien sûr, celui des portes et des barques de pêcheurs, mais le jaune des citrons confits aussi. Il fallait au moins un vernis qui porte un peu du feu des épices et des parfums. J’ai choisi le Exotic Liras – Essie, un fuchsia lumineux qui contraste avec le bleu Klein des portes.

Nos pas nous portent vers le port où les pêcheurs préparent les poissons sur les dalles de terre cuite rose. Le temps a passé et effacé un peu de leur couleur mais elles tranchent tout de même sur l’azur du ciel et le blanc et jaune des remparts. Quoi de mieux que le Iced Frappe – Ciaté pour rappeler le pastel de ces teintes de temps qui s’envole. Les pierres, les peintures écaillées, les ombres qui s’étirent… et voilà que le soleil qui se couche fait scintiller la mer autant que le Goal Digger – Ciaté. Bientôt la nuit douce et le temps d’un rêve…

Shanghai

…Nous voici à Shanghai, ville tentaculaire entre passé et futur. Les constructions s’étendent à perte de vue ; partout des grues, des bâtiments, des tours… Qu’il est loin le géant de Shihan dressé le long de la falaise, assis paisiblement les yeux clos.

Mais la chaleur qui vous cuit, elle, est toujours là. Quoi de mieux que Clambake – Essie pour faire honneur à la Chine ? Même si ce rouge-là est plus irrévérencieux que le livre rouge de Mao.

En ville, la chaleur et la pollution enveloppent les bâtiments dans une brume factice. Avec le  Pretty in Puffy – Ciaté  elle se pose joliment, comme un nuage, jusqu’au bout des doigts.

Le soir venu, une foule se presse sur le Bund pour admirer les lumières de la ville. Des bateaux publicitaires passent en portant leurs écrans géants de mirages promotionnels… On est à mi chemin entre Blade Runner et une foire géante parsemée de ballons en forme de cochon. Un gros n’importe quoi moderne et nostalgique avec ces vieilles bâtisses de style européen. On imagine encore les cocottes en robes de satin sortir avec leurs porte-cigarette à la main. Sur leurs ongles, sans doute un classique rouge ou pourquoi pas un bois de rose comme le Angora Cardi – Essie. Ce soir, la nuit nous appartient.

New York

La ville, toujours la ville, version jazzy cette fois. Welcome to New York où nous avons passé plusieurs mois en tout avec délice et curiosité. C’est une gigantesque pochette surprise de tole, de béton, de lumières et de bruits mais dans une harmonie délicieuse. J’aime New York et très souvent elle me manque. Je suis nostalgique de ses couleurs de verre, de glace et d’ocres.

En s’éloignant des bouquets de gratte ciel du centre de Manhattan, les bruns s’affichent sur les briques des maisons et jusque dans les stations de métro. Bordeaux, rouges et marrons envahissent les rues jusque sur les échelles de secours. Pour les nouveaux venus, ce camaïeu foncé est assez surprenant et parfois même lassant quand à perte de vue les maisons brunes s’alignent dans les rues de Brooklyn. Heureusement, il y a des plantes, des arbres, des barbecues, des vélos… la vie entre l’ordinaire et la décadence.

Les taxis jaunes filent dans les rues et je ne prends pas de risque en sélectionnant le Big Apple Red – OPI pour les héler. Brut, franc, à la fois chic et décontracté, il roule sa bosse depuis le Bronx jusqu’aux vendeurs de hot dog de Coney Island. Il va partout, et avec n’importe quoi. Absolument parfait.

Pour les musées et les avenues plus chic, j’opte pour le Ladies First – Formula X et je garde le clinquant Antique Brooch pour les grands soirs et les couchers de soleil fabuleux sur la skyline. Il fallait de la paillette et des confettis en flacon. C’est la fête !

Saint Petersbourg

Autres latitudes, autres couleurs à Saint Petersbourg. Ici aussi, les époques se télescopent dans une atmosphère fraîche et une rigueur étonnante. Au bord de la Neva, le regard embrasse une ville assez plate et vide, curieusement. Nous déambulons entre les palais couleurs de gâteaux à la crème et le béton armé. De vieilles bagnoles circulent encore dans cet imbroglio de poupées russes et de coupoles opulentes.

Il fallait au moins l’audace du Foxxy – Formula X pour rivaliser avec l’apparat des petites Matriochkas et la douceur du Muchi Muchi – Essie et de l’Ibiza Blue – Ciaté pour traduire la nostalgie qui règne aux abords du Musée de l’Ermitage. Avec son glaçage vert amande et sa chantilly architecturale, planté sur cette grande place, il est comme un gâteau de mariage étrange et majestueux. Je ne sais pas si j’aime ou pas. J’ai l’impression d’avoir traversé un monde et d’avoir pris en pleine poire la décadence et les regrets…

Los Angeles – Las Vegas

En parlant de décadence, Las Vegas, nous voilà. Encore un road trip à moto, sur fond de Rolling Stones et de Led Zeppelin ; j’avais préparé ma playlist soigneusement avant de partir et ce voyage s’annonçait rock n roll. Un petit tour dans Los Angeles et puis s’en va.

Nous avalons la route gris foncé et en prenons un peu pour en mettre sur les ongles. Ce Raincheck – Ciaté est parfait pour me rappeler l’ambiance.

Il y a du vent, du sable, des arbres de Joshua tordus comme dans les films et aux abords de Las Vegas, une pierre rouge que je retrouve un peu dans le All Access Areas – Ciaté dont je vous ai déjà parlé. En s’approchant du Strip où les lumières rivalisent de magie et de grossièreté, on doit viser encore plus haut et je dégaine mon Epiphany – Formula X, un doré qui y va à fond les ballons… il fallait au moins ça.

Au casino, nous glissons quelques pièces dans les machines à sous et gagnons de quoi nous offrir à dîner. Dans la tiédeur du soir, nous parlons de ce que nous avons vu et de ce qu’il reste de kilomètres à parcourir… La Vallée de la Mort jusqu’au camp de détention de Manzanar pour les Japonais-Américains, Bakersfield, la côte, les vignes, Santa Barbara et ce merveilleux coucher de soleil sur les palmiers. La Dolce Vita au pays de Mickey…

Hanoï

Dans ma tête, j’ignore pourquoi, Hanoï est une femme. En parcourant les photos de nos différents passages dans la ville, je suis surprise de voir que les couleurs sont finalement moins vives que celles qui s’étaient imprimées dans ma tête. Trouver des vernis pour la caractériser a donc été un exercice amusant.

Là encore, les symboles et les idoles en voient des vertes et des pas mûres. Le bruit, les fumées, les motos donnent le ton dans une chorégraphie folle dont vous êtes plus spectateur qu’acteur. Traverser la rue est un exercice de style, rester insensible à la beauté désuète des maisons étroites au linge suspendu aussi.

Un petit arrêt pour grignoter et avaler un café tord-boyaux et voilà que vous vous retrouvez sur des tabourets en plastique ras du sol, comme en maternelle. Sur le trottoir d’en face, une boutique propose des tenues de gala sous le nez des vendeurs de fruits avec leur chapeau conique.

Ce qui me frappe à chaque fois, c’est la lumière jaune et épaisse. Je la retrouve un peu dans ce Beige Safari – Dior. Cette lumière-là d’humidité, de pollution et de chaleur masque souvent le soleil et le ciel bleu et adoucit la voracité de la ville quand on la contemple depuis un étage élevé. Les grues et les bâtiments en construction se fondent, disparaissent dans le flou, mais ce n’est qu’un leurre.

J’ai choisi deux autres vernis, nettement plus bling bling. Pour Hanoï, je l’ai découvert en préparant ce post, je ne pouvais pas m’en tenir à du neutre. J’ai choisi le Princesses Rule ! – OPI, à la fois rosé pâle mais parsemé de paillettes et le clinquant Cupcake Queen – Ciaté. Deux couleurs dont le nom rappellent la force des femmes et interrogent la féminité. Du strass au tabouret en plastique, des travaux de forçat à la gestuelle délicate des mains qui préparent le repas, les femmes sont partout et affichent une fragilité et une détermination qui vous bousculent. Le Cupcake Queen – Ciaté, avec son fuchsia poing dans la gueule et ses reflets bleutés irisés de cocotte n’est sans doute pas parfait pour Hanoï, mais ce qu’il veut dire me plaît.

Belfast

On quitte l’Asie et ses mystères pour l’Irlande du Nord. Les puristes remarqueront ma supercherie, j’ai glissé dans mes photos un cliché de cette maison de Derry qui a été témoin en 1972 des affrontements mortels entre militants pacifistes catholiques et l’armée anglaise.

Je n’avais pas beaucoup de photos de Belfast, pas assez en tous cas pour traduire fidèlement l’atmosphère. L’histoire en marche, à chaque coin de rue, à chaque pierre… J’y suis allée deux fois, pendant et après mes études d’anglais, et je garde pour ce pays une tendresse toute particulière.

En Irlande du Nord, j’ai vu des couleurs inouïes, des ciels tourmentés presque violets au-dessus de paysages de landes où l’on s’attendrait à voir passer le chien des Baskerville. Et sur les poteaux électriques, le drapeau irlandais ou le drapeau anglais pour signaler aux nouveaux venus qu’ils entre en terre catholique ou protestante.

J’ai choisi des couleurs tranchées pour cette destination. Ce Pool Party – Ciaté n’est à mes yeux pas la promesse d’un après-midi de farniente au bord de la piscine. Trop dur, trop franc pour les ballons gonflables et les parties de bronzette, il me fait plutôt penser à l’air vivifiant et aux paysages torturés du nord. Le Fahrenheit – Formula X aussi, avec son rouge puissant presque sanguin était de rigueur.

Le Sugar Daddy – Essie calme un peu le jeu ; naturel, élégant, il passe partout de la ville aux ruines des châteaux forts et aux prairies piquetées de moutons. C’est une couleur de cardigan épais et de robes à fleurs, de bière autant que de thé au lait… une couleur pour le brut et la simplicité.

Venise

Dernière escale de notre balade dans mon album de souvenirs… Je vous emmène à Venise. D’ailleurs, j’y retourne prochainement et je ne manquerai pas de vous glisser dans mes petites affaires.

Venise, dorée dans la lumière du soleil et marbrée de canaux bleu-vert, mérite bien sa réputation… On s’y laisse bercer à mi saison dans une douce chaleur, des terrasses de café aux places fabuleuses et en empruntant les ruelles teintées de mystère. Partout, des masques et des loups pour s’encanailler et devenir pour quelques heures courtisane, espionne ou princesse d’Orient. Venise c’est aussi cela, une parenthèse géographique et temporelle.

J’ai choisi ce Beige Cachemire – Peggy Sage pour les façades des palais et des maisons et pour les tuiles, les dalles, les pieux de bois plantés comme des soldats aux abords de certains quais pour que les bateaux s’y amarrent.

Puis vient le rouge Forever Yummy – Essie avec ce caractère qui sied parfaitement aux costumes les plus majestueux. Plumes, strass, soieries et dentelles, rien ne lui fait peur mais je le préfère à la cool, avec un granité au citron et un chapeau de paille.

Mais pour faire honneur au Spritz, ce cocktail amer à l’orange, il fallait bien le Juice Bar Hopping – OPI ; acidulé, punchy et tellement estival, il fait son petit effet dès que la température dépasse les 25°c et que la peau est légèrement hâlée… mais déjà, voici qu’il est temps de rentrer. On termine les canolli et retour à Paris – à qui j’ai fait l’affront de ne pas chercher de vernis. Mais Paris je t’aime et bientôt il n’y en aura que pour toi, c’est promis. Ciao a tutti !

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One thought on “Embarquement Immédiat

  1. Hello ma belle!

    Merci pour ce partage!
    Je comprends que tu es altruiste et que tu aimes découvrir le monde et voyager!
    Tu en as de la chance!

    J’aimerais moi aussi aller partout, rencontrer toutes sortes de populations et d’environnement, mais les moyens me manquent un peu 😥

    xx
    Sarah
    http://ladyzorro.fr

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